Lionel Jospin rencontre la section de Montréal


Lionel JospinDans le cadre du cinquième anniversaire du CÉRIUM, Lionel Jospin était invité à donner une conférence à l’université de Montréal.

Bien que son séjour fût bref, il a accepté de rencontrer la section de Montréal, quelques heures avant de prendre l’avion qui le ramenait à Paris.

Une douzaine de camarades de la section ont ainsi pu discuter en toute liberté avec l’ancien Premier ministre de la France.

En retrait de la vie politique et redevenu simple militant, il n’intervient que ponctuellement, notamment pour répondre à ceux qui attaqueraient son bilan ou lorsqu’il est invité à participer à un colloque.

Pendant près d’une heure il a accepté de répondre à toutes les questions que nous avions à lui poser.

Voici quelques exemples des thèmes qui ont été abordés :

Geneviève l’a interpelé sur les politiques du gouvernement du Québec en matière d’environnement et les problèmes liés aux mines en Abitibi.
À cela, Lionel Jospin a répondu qu’en tant qu’ancien chef de gouvernement il était membre du club de Madrid et qu’il lui arrivait, dans ce cadre, d’intervenir sur ce sujet.

Yann l’a ensuite interrogé sur sa perception de l’évolution du français, tel qu’il est parlé aujourd’hui en France.

Pierre-Luc, quant à lui, a plaidé pour que la Francophonie ait davantage de poids politique et soit force de proposition pour solutionner la crise financière.

Mathieu a souligné les avantages liés à la flexibilité du marché du travail à Montréal en insistant sur la présence de syndicats puissants.
Cependant, pour Haroun, si un jeune diplômé peut se réjouir de la fluidité du marché, une personne plus âgée, avec des enfants, pourra souhaiter une plus grande sécurité de l’emploi.

Franck s’inquiète de la bataille des idées en constatant que le discours dominant considère le passage aux 35 heures comme un handicap économique malgré un bilan globalement positif.
Lionel Jospin admet que la défense des 35 heures mériterait d’être plus mise en avant par le Parti socialiste, mais il fait confiance à Martine Aubry pour mener ce combat.
Autre exemple de ce manque de combativité idéologique, celui de la fermeture du centre d’accueil de réfugiés de la Croix-Rouge de Sangatte : il déplore l’hypocrisie de cette mesure qui aurait dû et devrait encore être dénoncée.

Philippe l’interroge ensuite sur l’entrée en campagne pour les Européennes de Nicolas Sarkozy sur le thème de l’insécurité et sur les sondages qui donnent le Parti socialiste derrière l’UMP.
Lionel Jospin lui répond que, face au total des voix des partis d’opposition, le score de la majorité présidentielle est loin d’être époustouflant.

Pour conclure et en lien avec la conférence qu’il a donnée au CÉRIUM, Lionel Jospin maintient que la crise actuelle souligne la faillite du néo-libéralisme et qu’elle renforce la légitimité des idées socialistes.
Pour autant, elle ne débouchera pas nécessairement sur une avancée des idées progressistes.

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