Les souverainistes : des « sectaires » !


3 février 2009

L’arrogance qui caractérise Nicolas Sarkozy s’abat à nouveau sur le Québec. Le président français se prononce sur la question de la souveraineté québécoise. De quel droit ? Difficile de ne pas voir un lien entre sa prise de position et son amitié avec Paul Desmarais, p.-d. g. de Power Corporation.

Depuis le palais de l’Élysée, il a évidemment tout compris de la situation et des enjeux de la nation québécoise. En déconsidérant le combat des souverainistes il porte un grave coup aux relations franco-québécoises. Tout Nicolas Sarkozy qu’il est, son jugement est à la fois simpliste et définitif. Hélas, il incarne aux yeux du monde une voix de la France donneuse de  leçons.

Il ne laisse pas la place à la demi-mesure : selon ses propres mots, les souverainistes se caractérisent par « l’enfermement sur soi-même » et « détestent leur voisin ». Ce faisant, il fait preuve de mépris à l’égard des Québécois, qu’ils soient souverainistes ou non.

Pour nous, Français vivants au Québec, cette attitude est intolérable. La question de la souveraineté embrasse de nombreux enjeux. Prendre position sur le sujet demande une connaissance de l’histoire du Canada et du Québec qu’il n’a manifestement pas.

Le Québec mérite le respect de la France pour sa défense de notre langue, de nos origines communes et de sa propre originalité. Un président français ne doit jamais être indifférent au sort du Québec tout en se gardant bien de s’ingérer dans sa vie politique.

Monsieur Sarkozy, votre vision du monde est celle d’un chef d’entreprise où l’identité culturelle représente un obstacle à la logique du profit maximum. Tant que vous regarderez le monde à travers ce prisme, vous ne saisirez jamais la pluralité de la richesse de la société québécoise.

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